Travail intérimaire

Premier trimestre 2026

Périodicité : Trimestre

Dernières mises à jour : 24/09/2026

Les statistiques sur l'emploi intérimaire ne renseignent pas uniquement sur la situation du secteur de l'intérim lui-même. En effet, l'emploi intérimaire fournit du travail temporaire à d'autres secteurs, leur permettant ainsi de s'adapter rapidement à l'évolution des conditions économiques. Par conséquent, l'emploi intérimaire constitue également un bon indicateur de l'évolution (future) du marché du travail. Ainsi, une baisse de la demande de travailleurs intérimaires est souvent un signe avant-coureur d'un ralentissement du marché du travail, tandis qu'une hausse de la demande indique une reprise de ce marché. Il n'a toutefois pas été possible de déterminer dans quels secteurs la demande de travailleurs intérimaires augmentait ou diminuait.

Depuis 2023, les entreprises de travail temporaire sont tenues d'indiquer l'utilisateur de chaque prestation intérimaire. La disponibilité de ces nouvelles données nous permet désormais d'élargir considérablement nos statistiques relatives au secteur de l'intérim.

Comme vous le remarquerez, nous publions nos statistiques sur une base trimestrielle, en comparant le trimestre le plus récent avec le même trimestre de l'année précédente. Dans cette publication, nous présentons des statistiques relatives au premier trimestre 2026 et nous comparons ce trimestre avec son homologue de l'année précédente. 

En plus des statistiques trimestrielles, nous publions également des statistiques annuelles sur l’emploi intérimaire. Vous trouverez ici l’aperçu annuel de 2025.

La demande de travailleurs intérimaires recule davantage à Bruxelles et en Wallonie qu’en Flandre

Au premier trimestre 2026, la tendance à la baisse observée depuis un certain temps s’est poursuivie. La demande de travailleurs intérimaires a diminué plus fortement à Bruxelles et en Wallonie qu’en Flandre par rapport au même trimestre de l’année précédente. Ainsi, le nombre de travailleurs intérimaires a reculé de 7,2 % en Région de Bruxelles-Capitale et de 5,6 % en Région wallonne. En Région flamande, la baisse s’élève à 1,9 %.

Pour une bonne compréhension: l’intérim normal versus l’intérim spécial

Pour bien comprendre cette analyse, il est important de distinguer le travail intérimaire normal (INTN) du travail intérimaire spécial (INTS). En effet, les entreprises peuvent également faire appel aux services d'agences d'intérim pour les formes particulières d'emploi telles que les flexi-jobs. 

Nos chiffres portent principalement sur l’INTN, qui constitue un indicateur de l’activité économique dans les secteurs concernés. Seuls le tableau présentant l’évolution globale du travail intérimaire (2016/1-2026/1) ainsi que les chiffres clés présentent les données relatives à l’INTN et à l’INTS séparément. Les autres statistiques se concentrent exclusivement sur l’INTN. L’INTS est en effet constitué, pour une très large part, de flexi-jobs réalisés via le secteur de l’intérim. Pour des statistiques détaillées sur les flexi-jobs, nous vous renvoyons à la page correspondante de notre site web.

Dans cette publication portant sur le travail intérimaire, nous abordons le trimestre le plus récent pour lequel nous disposons de données, à savoir le premier trimestre 2026.

Les données brutes des trimestres précédents sont également mises à disposition. Vous pouvez les télécharger ici .

Évolution du travail intérimaire du premier trimestre 2016 au premier trimestre 2026

Nous nous concentrons d'abord sur l'évolution du volume de travail, exprimé en équivalents temps plein (ETP), du travail intérimaire normal (INTN) et spécial (INTS).

Commentaire

Le graphique montre que le travail intérimaire normal (INTN) fluctue fortement d’un trimestre à l’autre, avec des pics systématiques observés au quatrième trimestre. Dans plusieurs secteurs (notamment l’industrie alimentaire, le commerce et la logistique), la période de fin d’année s’accompagne en effet d’un besoin accru de main-d’œuvre. De manière générale, nous constatons que l'INTN diminue depuis le troisième trimestre 2022, tandis que le travail intérimaire spécial (INTS) poursuit sa progression. Une baisse de la demande de travailleurs intérimaires constitue souvent un indicateur précoce d’un ralentissement du marché du travail.

La hausse du travail intérimaire spécial (INTS) s’explique principalement par le succès croissant des flexi‑jobs et par l’élargissement progressif des possibilités d’y recourir depuis 2016. Le secteur de l’intérim a su accompagner cette évolution en proposant des services RH adaptés aux flexi-jobs. Nos statistiques sur les flexi-jobs confirment d’ailleurs l’importance croissante du secteur de l'intérim. 

Les effets des confinements liés à la pandémie de Covid‑19, ainsi que la forte reprise qui a suivi, apparaissent également de manière nette sur le graphique.

Analyse du travail intérimaire pour le premier trimestre 2026

Chiffres clés

Les chiffres totaux montrent que, au premier trimestre 2026, le nombre de travailleurs intérimaires a augmenté par rapport à la même période de l’année précédente. En revanche, tant le nombre de missions intérimaires que le volume de travail en ETP sont en recul.

Lorsque l’on analyse séparément l’intérim normal et l’intérim spécial, les tendances observées diffèrent.

Dans le cadre de l’intérim normal, nous observons une baisse du nombre de travailleurs intérimaires occupés, du nombre de missions intérimaires ainsi que du volume de travail en ETP au premier trimestre 2026 par rapport à la même période un an plus tôt. 

En ce qui concerne l’intérim spécial, nous constatons une évolution inverse. On y observe une forte hausse du nombre de travailleurs intérimaires occupés, du nombre de missions intérimaires et du volume de travail en ETP au premier trimestre 2026 par rapport à la même période un an plus tôt. La hausse de l'emploi via les flexi-jobs fait donc fortement augmenter le nombre de flexi-jobs proposés par les agences d'intérim. 

Dans la suite de l’analyse, nous nous concentrons exclusivement sur le travail intérimaire normal (INTN).

Quels employeurs font appel au travail intérimaire?

Au premier trimestre 2026, 29.620 entreprises ont fait appel à des travailleurs intérimaires, pour un total de 212.299 missions intérimaires. La répartition de ces 29.620 entreprises utilisatrices selon les différentes branches d’activité est présentée ci‑dessous.

Dans ce qui suit, nous examinons plus en détail le nombre de travailleurs intérimaires, le nombre de missions intérimaires et leur volume de travail exprimé en ETP. Nous distinguons ici les branches d'activité ayant employé plus de 9.000 intérimaires au premier trimestre 2026 - les "Big Five" - de celles qui n'atteignent pas (encore) ces chiffres. Ces cinq secteurs représentent plus de trois quarts des missions intérimaires et 4/5ème du volume de travail effectué par les intérimaires.

Le premier graphique présente la part des "Big Five" et de la catégorie restante ("Autres"), tant pour le nombre de travailleurs intérimaires que pour le nombre de missions intérimaires et le volume de travail en ETP.

Le graphique met clairement en évidence la prédominance de l’industrie manufacturière et du commerce. Plus d’un intérimaire sur quatre travaille dans l’industrie manufacturière au premier trimestre 2026, tandis que plus d’un intérimaire sur cinq est actif dans le commerce. Le transport et la logistique sont également d'importants secteurs utilisateurs de travailleurs intérimaires. Des proportions similaires sont observées au premier trimestre 2025. 

Les graphiques ci-dessous comparent, pour chaque branche d'activité, le nombre de missions intérimaires, le nombre de travailleurs intérimaires occupés et le volume de travail exprimé en ETP observés au premier trimestre 2026 avec ceux observés un an plus tôt. 

Pour les "Big Five", représentés dans le graphique ci‑dessus, on observe au premier trimestre 2026 une diminution généralisée du nombre de travailleurs intérimaires occupés, du nombre de missions intérimaires ainsi que du volume de travail en ETP dans chacune des cinq branches d’activité, par rapport au même trimestre de l’année précédente. 

 

Le graphique représentant les branches d’activité qui ne font pas partie des « Big Five » met principalement en évidence des baisses, avec 12 secteurs d'activité sur les 17 analysés affichant un recul simultané du nombre de travailleurs intérimaires occupés, du nombre de missions intérimaires et du volume de travail en ETP.

A l'inverse, au premier trimestre 2026, par rapport à la même période de l’année précédente, les secteurs des activités spécialisées, scientifiques et techniques, des arts, sports et activités récréatives ainsi que de l’agriculture, la sylviculture et la pêche enregistrent une hausse de ces trois indicateurs. 

Deux secteurs présentent une évolution plus contrastée : dans les activités des organisations et organismes extraterritoriaux, le nombre de missions intérimaires est en légère hausse tandis que le nombre de travailleurs intérimaires occupés et le volume de travail en ETP diminuent ; et dans la production et distribution d’électricité, de gaz et d'air conditionné, le nombre de missions intérimaires reste stable alors que les deux autres indicateurs sont en baisse.

Intensité du travail intérimaire

Dans le graphique ci-dessus, il n'est pas question de la classe dimensionnelle fondée sur l'effectif du personnel permanent des entreprises utilisatrices. Les entreprises sont ici réparties selon des classes basées sur le nombre de travailleurs intérimaires qu'elles emploient. Cette classification spécifique permet d'évaluer l'intensité du recours au travail intérimaire par les employeurs.

Le graphique montre que seuls 0,01 % de ces employeurs ont occupé 1.000 travailleurs intérimaires ou plus au cours du premier trimestre 2026. Ces entreprises représentent 3,28 % de l’ensemble des missions intérimaires. À la même période un an plus tôt, cette catégorie représentait également 0,01 % des entreprises utilisatrices et totalisait 3,19 % des missions intérimaires.

À l'inverse, la majorité des entreprises ayant recours à des travailleurs intérimaires (76,3%) emploient moins de 5 intérimaires. Ces entreprises représentent 17,3 % du nombre total de missions intérimaires au premier trimestre 2026. Des proportions similaires sont observées au premier trimestre 2025, avec respectivement 76,2 % et 16,9 %.

 

Le profil de l'intérimaire

Qui se cache derrière ces chiffres? Nous essayons de le découvrir ici en dressant le profil du travailleur intérimaire. L’analyse porte sur le nombre de travailleurs intérimaires occupés. 

Nombre de travailleurs intérimaires par âge et par sexe

Le graphique ci-dessus présente le nombre de travailleurs intérimaires occupés selon l'âge et le sexe. Il met en évidence que les jeunes de 20 à 24 ans constituent le groupe le plus nombreux. Les classes d'âge de 25 à 29 ans et de 30 à 34 ans sont également fortement représentées. Les travailleurs intérimaires se concentrent ainsi principalement dans les classes d'âge comprises entre 20 et 34 ans.

Le graphique montre également que, quelle que soit la classe d'âge, le nombre d'hommes exerçant un emploi intérimaire est supérieur à celui des femmes, tant au premier trimestre 2026 qu'au premier trimestre 2025.

Par rapport au premier trimestre 2025, le nombre d'hommes intérimaires diminue dans la quasi-totalité des classes d'âge. Seules les catégories des 45 à 49 ans et des 70 ans et plus enregistrent une hausse. Chez les femmes, une baisse est également observée dans la plupart des classes d'âge, les seules exceptions concernent les groupes des 65 à 69 ans et des 70 ans et plus, qui affichent une légère progression. Au total, le nombre de travailleurs intérimaires recule tant chez les hommes (-3,2 %) que chez les femmes (-4,7 %) par rapport à l'année précédente. Le recul étant plus marqué chez les femmes, la part des hommes dans l'ensemble des travailleurs intérimaires augmente légèrement, passant de 67,0 % à 67,3 %. 

Répartition des travailleurs intérimaires par région de résidence

Le graphique ci-dessus présente la part des travailleurs intérimaires, selon leur région de résidence, par rapport au nombre total de travailleurs salariés par région. Le graphique montre qu'il y a relativement peu de variation entre les différentes régions. Un pourcentage plus élevé/plus bas peut indiquer qu’il y a plus/moins de travailleurs intérimaires actifs (le numérateur) ou être le résultat du fait qu’une région compte relativement moins/plus de travailleurs salariés (le dénominateur).

Au premier trimestre 2026, la Région flamande affiche la proportion la plus élevée de travailleurs intérimaires par rapport au nombre total de travailleurs salariés, avec 4,1 %. La Région wallonne présente un résultat proche, avec 3,8 %. La Région de Bruxelles-Capitale enregistre quant à elle la proportion la plus faible, soit 3,5 %. Par rapport au premier trimestre 2025, cette proportion est restée stable en Région flamande, tandis qu'elle a diminué de 0,2 point de pourcentage tant en Région wallonne qu'en Région de Bruxelles-Capitale. 

En chiffres absolus, le nombre de travailleurs intérimaires a diminué le plus fortement en Région de Bruxelles-Capitale (-7,2 %), suivie de la Région wallonne avec un recul de 5,6 %. La baisse a été la moins prononcée en Région flamande, où elle s'est limitée à 1,9 %. Il convient toutefois de souligner que ce graphique ne fournit aucune information sur le lieu où la mission intérimaire est effectuée.

Pour combien d’agences d’intérim travaille un intérimaire?

La grande majorité des travailleurs intérimaires, hommes et femmes confondus, travaillent pour une seule agence d’intérim. Au premier trimestre 2026, cette situation concerne 89,8% des hommes et 92,3% des femmes occupés comme intérimaires. Par rapport au premier trimestre 2025, cette répartition demeure globalement stable.

Le graphique ci-dessous confirme également que le recours à plusieurs agences d'intérim demeure limité. Quelle que soit la catégorie d'âge analysée, la majorité des travailleurs intérimaires sont employés par une seule agence d'intérim sur les trimestres analysés. 

 

Pour combien d’utilisateurs différents travaille un intérimaire?

Lorsque nous déplaçons notre analyse des agences d’intérim (qui mettent les travailleurs intérimaires à disposition) vers les entreprises où ces travailleurs sont effectivement occupés, c’est‑à‑dire les utilisateurs d'intérimaires, nous constatons que, là aussi, la grande majorité des travailleurs intérimaires, hommes et femmes confondus, n’exercent leur activité que pour un seul utilisateur. Le recours à plusieurs utilisateurs demeure relativement limité. 

Au premier trimestre 2026, cette situation concerne 85,8% des travailleurs intérimaires et 87,5% des travailleuses intérimaires. Cette répartition varie peu par rapport à celle observée au premier trimestre 2025.

Le graphique ci-dessous montre que, quelle que soit la classe d'âge considérée, les travailleurs occupés auprès d'un seul utilisateur sont nettement plus nombreux que ceux travaillant pour plusieurs utilisateurs. Le recours à plusieurs utilisateurs reste relativement limité, et concerne principalement les travailleurs âgés de 20 à 34 ans. 

 

 

Évolution de la population des travailleurs intérimaires par branche d'activité

Évolution des travailleurs intérimaires par branche d'activité et par sexe

Lorsque l’on examine la répartition par sexe, certaines différences apparaissent toutefois. La différence d’évolution entre les travailleurs intérimaires masculins et féminins ne semble pas résulter exclusivement de l’augmentation ou de la diminution du recours à l'intérim dans des secteurs à prédominance masculine ou féminine. En effet, ces écarts d’évolution entre les travailleurs intérimaires masculins et féminins s’observent dans plusieurs secteurs d’activité.

Ainsi, dans les activités financières et d’assurance ainsi que dans la production et la distribution d’électricité, de gaz et d’air conditionné, le nombre d’hommes intérimaires augmente entre le premier trimestre 2025 et le premier trimestre 2026 malgré une légère baisse du nombre total de travailleurs intérimaires. À l’inverse, dans les secteur de la production et distribution d’eau, de l’assainissement, de la gestion des déchets et de la dépollution, ainsi que l'horeca, le nombre de femmes intérimaires progresse malgré une diminution du nombre total de travailleurs intérimaires. Ces secteurs illustrent bien que les évolutions selon le sexe peuvent parfois s'écarter de la tendance observée au niveau de l'ensemble du secteur. 

Évolution des travailleurs intérimaires par secteur d'activité et classe d'âge

Le tableau ci-dessous présente la répartition du nombre de travailleurs intérimaires occupés par classe d'âge dans les différents branches d'activité pour le premier trimestre 2026, ainsi que pour le premier trimestre 2025, afin de permettre une comparaison entre le trimestre le plus récent et son homologue un an plus tôt.

Pour garantir la protection des données personnelles, nous utilisons ici des classes d'âge plus larges que dans le graphique "travailleurs intérimaires par âge et sexe". En effet, nous croisons les classes d'âge avec les secteurs d'activité, ce qui réduit la taille des populations observées dans chaque classe d’âge.

La catégorie "inconnu" pour les branches d'activité regroupe les travailleurs intérimaires employés par un utilisateur dont le code NACE n’est pas disponible. Il est donc impossible de déterminer la branche d’activité de ces employeurs.

Explication de la méthodologie utilisée

Nous expliquons ici la méthodologie spécifique que nous avons utilisée pour les statistiques sur le travail intérimaire. Nous discutons successivement de la méthode de comptage spécifique, des variables, des caractéristiques propres à l'employeur et des caractéristiques propres au travailleur.

La méthode de comptage spécifique

Certaines formes particulières d'emploi, telles que le travail intérimaire, mais aussi les flexi-jobs, le travail occasionnel et les extras dans l'horeca, sont reconnaissables en tant que telles dans la déclaration trimestrielle. Ces cas spécifiques nécessitent une méthode de comptage adaptée. Nous abandonnons donc le comptage classique à la fin du trimestre et effectuons un comptage tout au long du trimestre.

En ce qui concerne spécifiquement le travail intérimaire, nous pouvons aller au-delà du lien typique entre le travailleur et l'employeur, car il n'est pas très informatif. L'employeur d'un intérimaire est en effet l'agence d'intérim. Cependant, nous disposons depuis peu de données qui nous permettent de fournir des informations sur les utilisateurs de ce travail intérimaire. Cela nous permet de compter, par secteur d'activité, combien de personnes exercent un emploi intérimaire et chez combien d'utilisateurs différents un intérimaire travaille au cours du trimestre (mais aussi, par exemple, au cours de l'année).

Deux catégories : Travail intérimaire classique et Formes particulières d'emploi via les agences d'intérim

Par travail intérimaire, nous entendons la mise à disposition de personnel par des agences d'intérim agréées aux entreprises utilisatrices.

Le personnel propre des agences d'intérim n'est donc pas inclus, et d'autres formes de mise à disposition de personnel ne font pas partie de ces statistiques. Les travailleurs sous titres-services ne sont pas non plus inclus, même s'ils sont employés par des entreprises également agréées en tant qu'agences d'intérim.

Les jobs étudiants sont également exclus du champ de ces statistiques. Pour des statistiques pertinentes sur l'emploi avec un contrat étudiant, nous vous renvoyons aux pages correspondantes de notre site web. Vous y trouverez des statistiques trimestrielles et annuelles.

Nous distinguons en outre le travail intérimaire classique (INTN) et les formes particulières d'emploi via les agences d'intérim (INTS). Comme il apparaîtra ci-dessous, nous faisons la distinction en fonction des catégories de travailleurs.

Travail intérimaire classique (INTN)

Par "travail intérimaire classique", nous entendons toutes les formes d'emploi qui ne relèvent pas des "formes particulières d'emploi via les agences d'intérim".

Formes particulières d'emploi via les agences d'intérim (INTS)

La catégorie "formes particulières d'emploi via les agences d'intérim" comprend les artistes, les flexi-jobs et les travailleurs occasionnels dans l'agriculture, l'horticulture et l'horeca.

Les variables

Sur les travailleurs intérimaires, les emplois intérimaires et les missions intérimaires

Le nombre de travailleurs intérimaires

Le premier comptage concerne le nombre de personnes ayant travaillé comme intérimaires pendant une période (trimestre, année), quel que soit le nombre d'agences d'intérim et le nombre d'utilisateurs pour lesquels elles ont travaillé. Cependant, le travail intérimaire classique (INTN) et les formes particulières d'emploi (INTS) sont comptés séparément. Une personne ayant travaillé sous les deux types de contrats est donc comptée deux fois, ce qui empêche de sommer les catégories INTN et INTS pour connaître le nombre total de personnes uniques ayant travaillé comme intérimaires sur une base annuelle ou trimestrielle. Lorsque nous rapportons le nombre total de travailleurs intérimaires uniques dans nos statistiques, nous tenons compte de ces doubles comptages.

Emplois intérimaires

Le nombre d'emplois intérimaires correspond à la combinaison agence d'intérim-travailleur. Ce comptage est conforme au comptage classique des postes de travail, à la différence près que le comptage ne se fait pas à la fin du trimestre, mais inclut également les intérimaires qui n'étaient plus en poste à la fin du trimestre. Un comptage est également effectué sur une base annuelle. Si une personne a travaillé pour une agence d'intérim pendant un trimestre, cela compte pour 1 emploi intérimaire. Si cette personne a travaillé chaque trimestre pour la même agence d'intérim sur une base annuelle, cela compte également pour 1 emploi intérimaire.

Missions intérimaires

Un intérimaire a généralement plusieurs contrats/relations de travail de courte durée pendant une période (trimestre, année). Il/elle peut être employé(e) pendant plusieurs périodes, consécutives ou non, pour un ou plusieurs utilisateurs. Les relations de travail avec un même utilisateur pendant une même période sont regroupées en une seule notion : la mission intérimaire. Une mission intérimaire est composée de la combinaison agence d'intérim, utilisateur et travailleur. Nous tenons également compte du type d'emploi intérimaire. Si le même travailleur a travaillé pour la même agence d'intérim et pour le même utilisateur dans deux types différents, par exemple intérim classique (INTN) et flexi (INTS), cela comptera ici pour 2 missions.

Le volume de travail en équivalents temps plein (ETP)

Les variables ci-dessus donnent une image du nombre de travailleurs et d'utilisateurs concernés, mais le volume de travail intérimaire pendant une période est encore plus pertinent en tant que paramètre économique. Les prestations de tous les intérimaires doivent être déclarées en heures. Cependant, ces heures peuvent être effectuées chez un utilisateur où une semaine de travail de 36 heures est en vigueur, ou chez un utilisateur où l'on travaille 38 heures par semaine. C'est pourquoi les heures de l'intérimaire sont converties en volume d'un travailleur à temps plein qui aurait travaillé chez le même utilisateur pendant une période complète : l'équivalent temps plein (qui est également utilisé dans nos autres publications statistiques, ce qui nous permet également de proposer une série chronologique plus longue pour cette variable).

Caractéristiques propres à l'utilisateur des travailleurs intérimaires

Dans le passé, nous ne disposions que d'informations sur l'employeur de l'intérimaire, qui est par définition l'entreprise de travail intérimaire. Ces informations étaient donc peu informatives, car nous ne pouvions pas en déduire dans quel type d'entreprises ces intérimaires étaient employés. Cependant, nous disposons depuis peu de données qui nous permettent de déterminer chez quels utilisateurs les intérimaires sont employés.

La caractéristique principale de l'entreprise utilisatrice est l'activité économique (code NACE). Pour les utilisateurs connus de l'ONSS en tant qu'employeurs (ou anciens employeurs), le code NACE attribué par l'ONSS est utilisé. Pour ces entreprises, les intérimaires travaillent donc dans le même secteur d'activité que le personnel propre de l'entreprise. Pour les entreprises sans personnel propre, les codes d'activité disponibles dans la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE) sont utilisés. Pour un petit groupe résiduel d'utilisateurs, aucune donnée n'est disponible dans la BCE. Ceux-ci sont classés sous "NACE inconnu".

Les données nous permettent également de représenter la mesure dans laquelle l'entreprise utilise des intérimaires. Pour cela, nous utilisons des classes de dimension spécifiques pour les intérimaires, indiquant si les utilisateurs emploient peu ou beaucoup d'intérimaires.

Caractéristiques propres au travailleur

Les caractéristiques du travailleur sont principalement les mêmes que celles utilisées dans nos autres statistiques : âge, sexe et lieu de résidence.