Le secteur des titres-services montre des signes d’essoufflement

Le secteur belge des titres-services reste sous pression. Selon les derniers chiffres de l'ONSS, le secteur comptait 144 873 emplois au quatrième trimestre 2025, soit une baisse de 1,9 % par rapport à l'année précédente. Le volume de travail a également diminué de 2,5 %, ce qui correspond à une perte de 1 923 équivalents à temps plein.

Augmentation du prix

On observe clairement des divergences entre les différentes régions. Le nombre de travailleurs salariés et le volume de travail ont baissé tant en Flandre qu'en Wallonie et à Bruxelles ; c'est dans cette dernière région qu'on constate la plus forte baisse du volume de travail (-5,6 %).

La baisse observée en Flandre s’explique par l'augmentation du coût des chèques : le prix est passé de 9 à 10 euros et, ce qui plus est, le chèque n’est plus fiscalement déductible.

Augmentation d’échelle

Par ailleurs, la tendance à l’augmentation d’échelle s’est poursuivie dans le secteur. Le nombre d’employeurs concernés a baissé de 6,1 % pour s’établir à 1 175, principalement en raison d’une diminution du nombre de petites et moyennes entreprises. Cependant, les emplois sont restés relativement concentrés chez les grands acteurs du secteur.

Vieillissement

Le secteur reste largement caractérisé par le travail à temps partiel. En effet, seuls 12,4 % des travailleurs sont actifs à temps plein (ou presque), alors que près de neuf travailleurs sur dix occupent un emploi à temps partiel. De plus, il s'agit en grande partie de femmes, les hommes ne représentant que 4,4 % des l'ensemble des travailleurs.

Par ailleurs, le secteur est aussi confronté au vieillissement de ses travailleurs. En effet, plus de 37 % des travaileurs rémunérés par des titres-services ont plus de 50 ans, tandis que la part des travailleurs de moins de 25 ans est de 3,5 %.

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Emploi via le système des titres-services