Analyse du marché du travail : estimations rapides de l'emploi

Quatrième trimestre 2025

Périodicité : Trimestre

Dernières mises à jour : 26/03/2026

L'analyse du marché du travail donne une image de l'évolution de l'emploi salarié en Belgique.

Les estimations rapides estiment déjà le trimestre le plus récent en fonction de 3 facettes, le nombre de personnes occupées à la fin du trimestre, le nombre de postes de travail à la fin du trimestre et le volume de travail au cours du trimestre exprimé en équivalent temps plein. L'analyse plus détaillée par trimestre est disponible sur la page Analyse du marché de l’emploi: données trimestrielles détaillées.

 

Les estimations rapides fournissent déjà une évaluation du trimestre le plus récent sur la base de trois éléments: le nombre de personnes occupées à la fin du trimestre, le nombre de postes de travail à la fin du trimestre et le volume de travail au cours du trimestre, exprimé en équivalent temps plein.

Téléchargez ici les données brutes servant de base à nos statistiques

Analyse du marché du travail pour le quatrième trimestre 2025

Après une légère reprise de l’emploi au cours des trimestres précédents, cette dynamique s’interrompt à nouveau au dernier trimestre 2025. Le volume total de travail presté est resté identique à celui de l'année précédente, mais le nombre de postes de travail diminue légèrement, de 0,1%.

Dans l’industrie et la construction, la tendance reste négative. Dans les secteurs des services commerciaux, on observe également une baisse de l’emploi par rapport à l’année précédente. En revanche, les services non commerciaux enregistrent une légère croissance.

Chez les jeunes travailleurs, les chiffres de l’emploi diminuent, tandis qu'ils augmentent chez les travailleurs les plus âgés (65+), en raison du relèvement de l’âge de la retraite et de l’augmentation des flexi-jobs parmi les pensionnés. En Flandre et en Wallonie, les chiffres de l’emploi restent au niveau de l’année précédente, tandis qu’à Bruxelles, une baisse est constatée.

 

Analyse sectorielle

À partir de 2025, la nomenclature NACE-BEL 2025 a été mise en oeuvre. Afin de permettre des comparaisons entre les trimestres, la nouvelle classification sectorielle a également été appliquée à l’année 2024. Dans la nomenclature NACE-BEL 2025, les entreprises de titres-services axées sur l’aide-ménagère sont classées sous “Services à la personne”, passant ainsi de la rubrique “Services commerciaux” à celle des “Services non commerciaux”, qui devient dès lors le plus grand secteur. Pour plus d'informations sur la nomenclature NACE-BEL 2025, cliquez ici.

 


Agriculture, sylviculture et pêche

Dans l’agriculture, la sylviculture et la pêche, l’emploi salarié consiste en grande partie en du travail saisonnier sous forme d’emploi occasionnel. En raison du calendrier du travail saisonnier, qui tombe parfois dans un trimestre et parfois dans un autre, l’emploi varie naturellement de manière relativement importante d’une année à l’autre. Le nombre de postes de travail au 31 décembre 2025 était supérieur de 4,4% à celui de l’année précédente. Le volume de travail était 6,1% plus élevé qu'au quatrième trimestre 2024.

Industrie et construction

Les chiffres de l’emploi dans les secteurs de l’industrie, de l’énergie et de la construction sont en baisse depuis plusieurs années. Au quatrième trimestre 2025, le nombre de postes de travail a de nouveau diminué, cette fois de 1,7% par rapport à la même période en 2024. Pour le volume de travail exprimé en équivalents temps plein (ETP), la baisse est de 0,9% par rapport au quatrième trimestre 2024.

Dans l’industrie, le volume de travail et le nombre de postes ont diminué dans la plupart des sous-secteurs par rapport au quatrième trimestre 2024. La baisse est particulièrement marquée dans la Fabrication de véhicules automobiles et de remorques (–13,1% en postes, –6,5% en volume), dans la Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (–6,1% en postes, –5,6% en volume) et dans l’Industrie textile, de l’habillement et du cuir (–6% en postes, –4,5% en volume). Une diminution est également observée dans l’Industrie du bois (–2,7% en postes, –5,3% en volume), l’Industrie du papier (–5,2% en postes, –4,5% en volume), la Fabrication d’équipements électriques (–5,3% en postes, –5% en volume) ainsi que dans la Fabrication de meubles et autres industries (–4,5% en postes, –3,7% en volume).

Quelques sous-secteurs affichent toutefois une croissance, notamment la Fabrication d’autres moyens de transport (+6,2% en postes, +5,9% en volume) et la Réparation et maintenance de machines et d’appareils (+2,8% en postes, +3,4% en volume).

Dans le secteur de la construction, le nombre de postes de travail a légèrement diminué par rapport à la même période en 2024 (–0,6%). Le volume de travail en équivalents temps plein a, quant à lui, augmenté (+0,9%).

Secteurs des services

Dans l’ensemble des services commerciaux, le nombre de postes de travail a légèrement diminué (-0,1% par rapport au quatrième trimestre 2024). Le volume de travail a également enregistré une légère baisse par rapport à l’année précédente (–0,4%). Les sous-secteurs présentent une évolution contrastée, avec à la fois de légères hausses et de légères baisses.

L’emploi dans le commerce de gros et de détail a enregistré au quatrième trimestre 2025 une légère baisse par rapport à l'année précédente (-0,4% en postes et -0,6% en volume de travail). Une baisse presque équivalente est observée dans le secteur des transports  (–0,4% en postes, –0,7% en volume). Dans les technologies de l’information et de la communication, la baisse de l’emploi se poursuit depuis un certain temps: au quatrième trimestre 2025, elle atteint –1,5% en postes et –1,7% en volume par rapport à l’année précédente.Dans les services administratifs et de soutien, on observe également une diminution des postes (–0,9%) et du volume (–1,2%), après correction liée à un changement d’activité dû à une scission d’entreprises. Dans l’Horeca, une légère hausse de l’emploi est enregistrée (+0,5% en postes ; +0,9% en volume). Dans le secteur financier et des assurances, la tendance positive se poursuit : le nombre de postes augmente de 0,8% par rapport au quatrième trimestre 2024 et le volume de 0,9%. Enfin, dans les services scientifiques et spécialisés, une légère croissance est également observée : +0,8% en postes et +0,5% en volume.

Dans les services non commerciaux, l’emploi a augmenté (+0,5% en postes et +0,6% en volume de travail) par rapport au quatrième trimestre 2024.

Dans tous les sous-secteurs, une hausse de l’emploi est observée, même si elle reste parfois très limitée. Ainsi, le nombre de postes dans les Soins de santé et l’action sociale a progressé de 1%, et le volume de travail de 1,3%. Pour l’Administration publique et l’Enseignement réunis, la hausse est de +0,1% en postes et de +0,2% en volume de travail.

Travail intérimaire

À partir du premier trimestre 2023, la déclaration trimestrielle de l'ONSS pour les intérimaires mentionne également l'entreprise utilisatrice. Cela permet d'analyser plus en détail cet emploi en fonction de l'activité de l'utilisateur. Nous divisons alors le travail intérimaire en deux catégories: d'une part, le travail intérimaire classique et, d'autre part, les formes particulières d'emploi via des agences intérimaires. Pour cette dernière catégorie, nous pensons principalement - mais pas exclusivement - aux emplois flexibles. La demande de travailleurs intérimaires (classiques) est fortement sensible aux fluctuations économiques et l'évolution sectorielle de cet emploi peut donc être indicative des tendances au sein des secteurs.

Par rapport à la même période l’année précédente, la demande de main-d’œuvre via le travail intérimaire a, au quatrième trimestre 2025, augmenté de 1% en ce qui concerne le nombre de postes en fin du trimestre. Pour l’indicateur principal, le volume de travail en équivalents temps plein, on observe toutefois une baisse de 1,7%. Toutefois, l’évolution diffère fortement selon le type de travail intérimaire : le travail intérimaire classique continue de diminuer, tandis que les formes particulières d’emploi via les agences d’intérim connaissent une très forte augmentation (principalement les flexi-jobs).

Travail intérimaire classique:

Globalement, le travail intérimaire classique au quatrième trimestre 2025 se caractérise par une baisse assez marquée de l’emploi par rapport aux trimestres précédents, tant en ce qui concerne le nombre de postes que le volume de travail en équivalents temps plein. Par rapport au quatrième trimestre 2024, le nombre de postes a diminué de 2,5% et le volume de travail de 3,4%.

Dans le secteur de l’Industrie, de l’énergie et de la construction, la situation est contrastée. On observe une augmentation notable du nombre de postes de travail de 2,8%, mais une légère baisse de 0,6% du volume de travail par rapport à la même période l'année précédente.

Le secteur des Services commerciaux enregistrent une baisse de 4% du nombre de postes de travail et une baisse de 4,2% du volume de travail en équivalents temps plein. 

Le secteur des Services non commerciaux, où le recours au travail intérimaire est beaucoup moins fréquent, enregistre une baisse du nombre de postes de travail de 9,9%. Le volume de travail en équivalents temps plein diminue également dans ce secteur, de 9,7%. 

Formes particulières d'emploi

Dans le segment du travail intérimaire relevant des formes particulières d’emploi, une forte hausse a été constatée tant du nombre de postes de travail (+15,8 %) que du volume de travail en équivalents temps plein (+17,8%) par rapport à la même période l’année précédente.

Dans l’Agriculture, la sylviculture et la pêche, le travail intérimaire particulier concerne principalement le travail occasionnel. Au quatrième trimestre 2025, le nombre de postes dans ce domaine a augmenté de 28%, tandis que le volume de travail a progressé de 17% par rapport à un an plus tôt.

La hausse générale du travail intérimaire particulier s'explique surtout par l’augmentation des flexi-jobs. Ainsi, le nombre de postes dans le Commerce de détail a progressé de 17%, tout comme le volume de travail (+16%). Le secteur de l’Horeca a également enregistré une nouvelle croissance du nombre de postes (+14%) et une progression presque équivalente du volume de travail (+16%) par rapport au quatrième trimestre 2024.

Secteur privé et secteur public

Au cours du premier trimestre 2025, plusieurs fusions et acquisitions importantes ont eu lieu dans le secteur des soins de santé, entraînant le transfert de près de 4 000 emplois du secteur public (administrations locales et provinciales) vers le secteur privé.

 


Dans le secteur privé, le nombre de postes de travail pour les ouvriers diminue au quatrième trimestre 2025 (-0,6%), tandis qu’il augmente légèremment pour les employés (+0,4%). Ces évolutions font que, pour l'ensemble du secteur privé, le nombre total de postes reste stable. On observe la même tendance pour le volume de travail : une légère baisse pour les ouvriers (–0,2%) et une légère hausse pour les employés (+0,2%), ce qui conduit globalement à un statu quo par rapport au quatrième trimestre 2024.

Dans le secteur public, une légère diminution globale du nombre d’emplois est constatée (-0,3%). Plus précisement, le nombre de postes recule chez les ouvriers (-0,5%) ainsi que chez les employés (-1%), tandis qu’une hausse est observée chez les fonctionnaires (+0,4%). En termes de volume de travail, on note également une légère baisse par rapport au quatrième trimestre 2024 (–0,2%). Le volume diminue chez les ouvriers (–0,1%) et chez les employés (–0,6%), tandis qu’il augmente très légèrement chez les fonctionnaires (+0,1%).

Profil des travailleurs

Travailleurs par sexe


Chez les hommes, l’évolution de l’emploi par rapport au quatrième trimestre 2024 est légèrement négative. Le nombre de postes de travail diminue de 0,2%, et le volume de travail baisse de 0,1%. Chez les femmes, tant le nombre de postes que le volume de travail restent stables.

Travailleurs par classe d'âge


Lorsque l’on examine l’emploi selon les classes d’âge, on constate une baisse globale chez les travailleurs plus jeunes et une hausse chez les travailleurs plus âgés.

Pour les jeunes de moins de 25 ans, une baisse de -3,2% du nombre de postes de travail et de -2,9% du volume de travail est constatée par rapport au quatrième trimestre 2024. Dans la tranche d’âge de 25 à 39 ans, le nombre de postes ainsi que le volume de travail diminuent également, mais plus légèrement (-0,7% et -0,8%). Dans le groupe des 40 à 49 ans, le nombre de postes augmente (+0,4%), tout comme le volume de travail (+0,4%). Pour les 50 à 64 ans, le nombre de postes recule (-0,5%), mais le volume de travail augmente (+0,3%). Dans le groupe des travailleurs les plus âgés, ceux de 65 ans et plus, le nombre de postes (+35,7%) ainsi que le volume de travail (+37,5%) augmentent fortement. Cette évolution s’explique par la popularité des flexi-jobs auprès des retraités, mais surtout par le relèvement de l’âge de la retraite à 66 ans, entré en vigueur le 1er janvier 2025.

Travailleurs par lieu de domicile

En raison de fusions communales, la composition des communes, des arrondissements et d’une province flamande a été modifiée. Toutefois, ces changements n’ont aucun impact sur la répartition par Région. De plus, une correction a dû être apportée aux données de lieu de résidence pour 2024 et 2025. Par conséquent, l’évolution présentée ici entre 2024 et 2025 est correcte mais les données pour le premier trimestre de 2024 ne correspondent pas aux données publiées précédemment. Vous trouverez plus d’informations sur les modifications des codes INS et la correction des données de résidence ici.

 


Parmi les habitants de la Région de Bruxelles-Capitale, une baisse de l’emploi a été observée au quatrième trimestre 2025 par rapport à la même période un an plus tôt. On constate une baisse de 1,2% du nombre de postes de travail, ainsi qu’une baisse (-1,5%) du volume de travail.

Dans la Région flamande et la Région wallonne, on observe peu de variations dans le nombre de postes de travail (respectivement 0% et -0,1%). Le volume de travail reste également quasiment stable (+0,2% en Flandre et –0,2% en Wallonie) par rapport à l’année précédente.

Les informations concernent tous les employeurs et salariés couverts par la sécurité sociale belge. Sous réserve d'un certain nombre d'exceptions (accords internationaux, conventions bilatérales), le système belge de sécurité sociale s'applique à tout salarié qui effectue des prestations sur le territoire belge pour un employeur établi en Belgique, mais également pour les employeurs à l'étranger qui ont un siège d'exploitation en Belgique dont l'employé dépend.

La série chronologique est établie sur base des données administrative déchargées environ 20 semaines après la fin du trimestre. Pour l'estimation des données les plus récentes, on utilise des données moins complètes, qui sont déchargées environ 10 semaines après la fin du trimestre. Une estimation est faite des éventuelles déclarations manquantes sur la base des flux de salariés. Quant aux déclarations manquantes, une estimation est effectuée sur la base des déclarations des trimestres précédents.

Une fois que 20 semaines se sont écoulées pour le trimestre le plus récent, les données plus complètes sont traitées et incluses dans la série chronologique.

Les variables sont :

  • les postes de travail,
  • les travailleurs occupés,
  • le volume de travail exprimé en équivalents temps plein.

les critères de classification sont :

  • le statut (ouvrier, employé, fonctionnaire),
  • le type de prestation (temps plein, temps partiel, ..)
  • le groupe sectoriel sur la base de la commission paritaire,
  • l’âge,
  • sexe,
  • lieu de résidence,
  • l’activité économique,
  • secteur (privé/public),
  • la dimension de l'employeur).

Consulter des descriptions plus détaillées de ces variables et critères sur la page Méthodologie globale des statistiques de l'ONSS.

Tous les tableaux comprennent des données relatives à des trimestres antérieurs.  La comparaison des données sur une base annuelle permet de dégager des tendances alors que la comparaison avec les trimestres précédents est influencée par des variations saisonnières. Toute comparaison avec des trimestres antérieurs doit tenir compte des modifications dans les procédures administratives ainsi que de glissements entre secteurs privé et public et secteurs d'activité à la suite de modifications d'activité ainsi que de transferts, scissions ou fusions d'entreprises.


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