Flexi-jobs

Troisième trimestre 2025

Périodicité : Trimestre

Dernières mises à jour : 05/03/2026

En 2025, la nomenclature NACE 2008 (NACE08) a été remplacée par la nomenclature NACE 2025 (NACE25). Un grand nombre de codes NACE sont restés inchangés, mais ce n’est certainement pas le cas pour tous les codes. Pour les données pertinentes de 2025, nous présentons donc la répartition des données par section NACE selon la nomenclature NACE 25. Étant donné la composition spécifique des flexi-secteurs, le remplacement de la NACE08 par la NACE25 n’a aucune incidence sur la répartition par flexi-secteurs. Par conséquent, les chiffres des trimestres précédents peuvent être comparés sans problème aux chiffres de 2025 et des années suivantes.
De 2018 à fin 2024, la Banque Carrefour de la Sécurité Sociale (BCSS) a rencontré des difficultés à maintenir à jour les données relatives au lieu de résidence, ce qui a également eu des répercussions sur nos statistiques. À partir de 2025, nous disposons de données correctes concernant le lieu de résidence et les inexactitudes ont entre-temps été corrigées pour les données de 2023 et 2024. Dans les données brutes, vous trouverez donc, pour les trimestres de 2023 et 2024, les données corrigées de lieu de résidence qui peuvent différer des répartitions par lieu de résidence publiées précédemment. C’est pourquoi, vous y trouverez à la fois les données corrigées et les données que nous avions publiées par le passé sur la base de données inexactes de la BCSS. Les données des années antérieures seront corrigées dès que nous disposerons des données rectifiées.

Les flexi-jobs existent depuis le 1er décembre 2015 et sont spécifiquement destinés aux personnes qui travaillent déjà ou qui sont retraitées et qui souhaitent avoir un emploi supplémentaire. Une personne qui effectue des prestations suffisantes (au moins 80% d'occupation) auprès d'un ou plusieurs autres employeurs, peut gagner un revenu supplémentaire grâce à un flexi-job. Le travailleur en flexi-job perçoit un salaire net exonéré d'impôts et de cotisations sociales des travailleurs. Seules les cotisations patronales à la sécurité sociale (ONSS) sont dues. Pour plus de détails, nous vous renvoyons aux instructions destinées à l'employeur et au site web de la sécurité sociale.

Il n'y a pas de limite au nombre d'heures qu'une personne peut prester en tant que flexi-travailleur. Cependant, depuis 2024, il existe une limitation sur le revenu annuel qu'un flexi-travailleur peut gagner sans être imposé. Actuellement, cette limite est de 12.000 EUR. Cette restriction ne s'applique toutefois pas aux retraités.

À l'origine, les flexi-jobs étaient uniquement destinés au secteur de l'Horeca mais, au fil du temps, le système a été étendu à d'autres secteurs. Une description complète des flexi-jobs et des secteurs qui peuvent en bénéficier est disponible dans les instructions destinées à l'employeur.

L'extension importante de 2024, combinée à une nouvelle méthodologie développée pour publier des statistiques sur des types particuliers d'emploi (flexi-jobs, extras dans l'Horeca et dans l'agriculture et l'horticulture, emploi avec titres-services, travail étudiant…), a motivé la révision de cette section de l'offre statistique. Une explication détaillée peut être trouvée sur la page méthodologique. Les fichiers publiés jusqu'en 2023, selon la méthodologie classique, sont toujours disponibles via le lien ci-dessous.

Les données statistiques sur les flexi-jobs jusqu'en 2023 peuvent être consultées ici.

 

Le flexi‑job est principalement combiné avec un emploi à temps plein.

83% des flexi‑jobbers ont un taux d’emploi de base supérieur à 95%. Dans le groupe plus restreint dont le taux d’emploi de base se situe entre 80% et 95%, deux éléments ressortent clairement : les femmes y sont nettement majoritaires et les jeunes flexi‑jobbers constituent le groupe le plus petit.

 

Ci-dessous, vous trouverez les données les plus récentes concernant les flexi-jobs. Un premier paragraphe présente un aperçu succinct de l'évolution globale depuis 2016. Ensuite, l'accent est mis sur l'évolution la plus récente en comparant les données du trimestre le plus récent disponible avec celles du trimestre correspondant de l'année précédente.

Téléchargez ici les données brutes servant de base à nos statistiques.

Évolution des flexi-jobs par secteur flexi du premier trimestre 2016 au troisième trimestre 2025

Un premier graphique illustre clairement l'évolution du nombre de flexi-jobs et du volume de travail en équivalent temps plein (ETP) par secteur flexi et par trimestre. On observe également les différentes extensions du champ d'application vers de nouveaux secteurs flexi, telles qu'elles ont été introduites depuis la création du système, initialement conçu pour le secteur de l'horeca en 2015. Depuis lors, le nombre de flexi-jobs, le volume de travail et le nombre d'utilisateurs ont augmenté progressivement. Une exception à cette augmentation continue apparaît toutefois au deuxième trimestre 2020, pendant la pandémie de Covid-19. Durant cette période, on observe une baisse du nombre de flexi-jobs et du volume de travail principalement dans l'horeca, conséquence directe des mesures sanitaires imposées aux établissements du secteur.

Commentaire

Le 18 mars 2020, le pays a connu son premier confinement, ce qui explique la baisse notable dans le secteur de l'horeca. La baisse est moins prononcée dans le commerce étant donné que les commerces essentiels, comme les magasins d'alimentation, n'ont pas dû interrompre leurs activités durant cette période. Après les premiers assouplissements, avec la réouverture des établissements de l'horeca le 8 juin 2020, la situation s'est à nouveau dégradée au quatrième trimestre 2020 avec l'augmentation du nombre de contaminations par le Covid. Le 2 novembre 2020, le pays a été placé en confinement pour la deuxième fois avec les conséquences que l'on connait pour le secteur de l'horeca. Au cours du premier trimestre 2021, la campagne de vaccination a débuté et les mesures ont été assouplies. Cette évolution est également visible sur le graphique.

Cela s'applique également aux différents moments clés de l'extension du nombre de secteurs flexi. Le graphique montre clairement que le système était initialement limité à l'horeca (et aux agences d'intérim pour les intérimaires dans l'horeca). À partir du 1er janvier 2018, les secteurs flexi ont été étendus à diverses activités commerciales, aux boulangeries, aux coiffeurs et aux salons de beauté. Le 1er janvier 2023, le nombre de secteurs flexi s'est encore élargi pour inclure le sport et la culture, ainsi que les soins et la santé. La plus grande expansion du nombre de secteurs flexi a eu lieu le 1er janvier 2024, avec l'ajout des garages, des auto-écoles, du transport et de la logistique, de l'organisation d'événements, des pompes funèbres, de l'agriculture et l'horticulture, et de la gestion immobilière. Les secteurs flexi ont également été étendus au sein de l'industrie alimentaire. À partir du deuxième trimestre de 2024, l'utilisation des flexi-jobs est également autorisée dans la garde d'enfants (en Flandre) et l'enseignement. Au premier trimestre 2025, la pêche maritime a été ajoutée à cette liste. Une description détaillée de ces vagues d'expansion peut être trouvée dans les instructions administratives de l'ONSS. Dans ces secteurs flexi les plus récents, l'utilisation du système est encore relativement limitée, mais le graphique montre clairement que cela a été le cas lors de chaque expansion. Une fois le système installé dans un secteur flexi, son utilisation augmente également.

Analyse des flexi-jobs pour le troisième trimestre 2025

Le graphique ci-dessous montre une nette augmentation tant du nombre de flexi-jobs (postes de travail) que du nombre de travailleurs flexi et du volume de travail en ETP par rapport à la même période l'année précédente. Cette augmentation touche tous les secteurs flexi. Après un élargissement significatif du champ d'application de l'emploi flexi en 2024, le système a également été étendu à la pêche maritime au premier trimestre 2025.

Lorsque nous examinons ces chiffres plus en détail par secteur flexi, nous remarquons qu'il existe certaines variations entre les différents secteurs.

Commentaire

L’horeca 

Dans l'horeca, le système des flexi-jobs est désormais complètement intégré. Au cours du troisième trimestre 2025, le nombre de flexi-job a encore légèrement augmenté de 6,0% par rapport à la même période un an plus tôt. Le volume de travail en ETP a augmenté de 7,5% au troisième trimestre 2025 par rapport au troisième trimestre 2024.    

Commerce 

En 2018, le commerce a également adopté le système des flexi-jobs, et ceux-ci continuent de gagner en popularité. Par rapport à la même période en 2024, le nombre de flexi-jobs dans le commerce a augmenté de 22,4% au troisième trimestre 2025. Le volume de travail a augmenté de 21,9%.   

Alimentation – boulangerie 

Les boulangers peuvent utiliser le système depuis 2018 et, là aussi, l'utilisation des flexi-jobs continue de progresser. Par rapport au troisième trimestre 2024, le nombre de flexi-jobs a augmenté de 8,3% au troisième trimestre 2025. Le volume de travail en ETP a augmenté de 10,2% au cours de la même période. Il est important de noter que cela inclut à la fois les flexi-jobs liés à la vente de pain et de pâtisseries, ainsi que ceux liés à la production de ces produits.

Coiffeurs et salons de beauté 

Bien qu'ils fassent également partie des secteurs flexi depuis 2018, les coiffeurs et les salons de beauté n'utilisent que de manière limitée le système des flexi-jobs. Néanmoins, le nombre de flexi-jobs a augmenté de 15,1% au troisième trimestre 2025 par rapport au même trimestre de l'année précédente. Le volume de travail a augmenté de 19,2%. 

Soins et santé 

Depuis 2023, le secteur des soins et de la santé est lui aussi éligible aux flexi-jobs (à l'exception des tâches infirmières). Ces nouveaux secteurs flexi ont mis un certain temps pour mettre en place le système, mais l'utilisation des flexi-jobs commence à se généraliser progressivement, comme l'attestent clairement les chiffres. Le nombre de flexi-jobs y a fortement augmenté (+46,2%), tout comme le nombre d’ETP, en hausse de 45,2% au troisième trimestre 2025 par rapport à la même période un an plus tôt. 

Secteur public au niveau provincial et local  

Le secteur public provincial et local est mentionné séparément ici, mais la majorité des flexi-jobs qu'il utilise concerne le secteur des soins et de la santé. Là encore, on observe une forte augmentation tant du nombre de flexi-jobs que du volume de travail au troisième trimestre 2025 par rapport à la même période l'année précédente, bien que les chiffres restent encore très limités.  

Sport et culture 

L'extension de 2023 a également inclus les secteurs du sport et de la culture. Le nombre de flexi-jobs et le volume de travail ont enregistré une nette hausse au troisième trimestre 2025 par rapport au troisième trimestre 2024. Depuis le 1er janvier 2024, ce secteur flexi comprend également la fonction de sauveteur.     

Nouveaux secteurs flexi depuis 2024

Depuis le premier trimestre 2024, les flexi-jobs se sont étendus à de nouveaux secteurs : transport et logistique, pompes funèbres, garages, agriculture et horticulture, industrie alimentaire (hors boulangerie), auto-écoles, gestion immobilière et secteur événementiel. Les chiffres concernant le nombre d’emplois flexi et le volume de travail au cours du troisième trimestre 2024 restaient encore modestes pour plusieurs des nouveaux secteurs flexi, mais ceux du troisième trimestre 2025 montrent clairement une montée en puissance. L'emploi flexi gagne en popularité dans ces nouveaux secteurs flexi depuis l’élargissement intervenu un an plus tôt.

Au deuxième trimestre 2024, la garde d'enfants et l'éducation ont également été ajoutées. Le secteur flexi le plus récent est celui de la pêche maritime. En effet, depuis le premier trimestre 2025, le travail flexi y est également possible. À l’instar des précédentes vagues d’élargissement, l’emploi flexi connaît ici aussi un démarrage lent.

Travail intérimaire 

Les flexi-jobs peuvent être utilisés dans les différents secteurs flexi par des agences d'intérim. Celles-ci mettent également en place des outils afin de permettre aux entreprises de gérer facilement leurs flexi-jobs. Par rapport à la même période l'année dernière, le nombre de flexi-jobs via le secteur de l'intérim a augmenté de 22,7% au troisième trimestre 2025. Le volume de travail a augmenté de 23,4%. Au troisième trimestre 2025, 37,9% du volume de travail presté dans le cadre des flexi-jobs via les agences d'intérim l'a été chez des utilisateurs du commerce de gros et de détail et 38,8% dans l’horeca. Au troisième trimestre 2024, on observait des proportions similaires.

Le profil du travailleur flexi

Qui se cache derrière ces flexi-jobs? Sont-ils principalement occupés par des hommes ou des femmes, des jeunes ou des personnes âgées qui ont un flexi-job en plus de leur emploi principal? Dans quel secteur d'activité exercent-ils leur activité principale? C'est à ces questions que nous allons tenter de répondre ici. Nous ne nous intéressons plus au nombre de postes de travail mais au nombre de personnes ayant un flexi-job. Nous aborderons successivement l'évolution selon le sexe, la tranche d'âge, le lieu de résidence et l'emploi principal au cours du troisième trimestre 2025.

Répartition par sexe

Un premier graphique nous montre la répartition par sexe du nombre de personnes ayant exercé au moins un flexi-job au cours du troisième trimestre 2025 ainsi que le volume de travail qu'elles représentent en ETP.

On remarque immédiatement que davantage de femmes que d'hommes optent pour un flexi-job au troisième trimestre 2025 (52,3% contre 47,7%). Le nombre total de personnes exerçant un flexi-job augmente considérablement au troisième trimestre 2025 par rapport à la même période en 2024 et les proportions entre hommes et femmes évoluent également. Bien que les femmes restent majoritaires parmi les travailleurs flexi, la proportion d'hommes augmente au troisième trimestre 2025 par rapport à la même période en 2024. En ce qui concerne le volume de travail en ETP, nous remarquons que la part des travailleurs flexi masculins est supérieure à celle de leurs homologues féminines au troisième trimestre 2025.

Répartition par tranche d'âge

Le graphique ci-dessous montre la répartition par tranche d'âge et par sexe.

Les flexi-jobs semblent particulièrement populaires auprès des jeunes travailleurs âgés de 25 à 39 ans. Leur nombre monte encore au troisième trimestre 2025 par rapport au troisième trimestre 2024 (+13,1%).

En deuxième position, on retrouve les personnes âgées de 50 à 64 ans. Leur nombre a également fortement augmenté au troisième trimestre 2025 par rapport à la même période un an plus tôt (+18,5%).

En revanche, c'est chez les 65 ans et plus que l'on observe à nouveau la croissance la plus importante (+26,0%) au troisième trimestre 2025 par rapport au troisième trimestre 2024. En outre, cette croissance est plus marquée chez les hommes (+27,0%) que chez les femmes (+24,9%).

 

Lorsque l’on ajoute ensuite le volume de travail en ETP à la répartition par classe d’âge (voir graphique ci-dessous), on constate que les flexi-jobbers de 65 ans et plus représentent 18,4% de l’ensemble des flexi-jobbers au troisième trimestre 2025. Ils comptent toutefois pour 28,7% du volume total de travail. Ils se rapprochent ainsi du volume de travail des 25-39 ans, qui constituent 39,0% des flexi-jobbers et représentent 30,1% du volume total de travail au cours de ce trimestre. Au troisième trimestre 2024, les flexi-jobbers de 65 ans et plus représentaient 17,0% du nombre total de flexi-jobbers et 27,2% du volume total de travail. 40,1% des flexi-jobbers avaient alors entre 25 et 39 ans et représentaient 30,6% du volume total de travail.

On peut supposer que le groupe des flexi-travailleurs âgés de 65 ans et plus se compose principalement de retraités qui, par conséquent, disposent non seulement de beaucoup de temps libre, mais ne sont également pas soumis au montant maximum de 12.000 euros pouvant être gagné chaque année en franchise d’impôt via le système des flexi-jobs.

Répartition par lieu de domicile

En raison des fusions de communes entrées en vigueur le 01/01/2025, certaines limites d’arrondissements et de provinces ont également été redéfinies. Les données relatives à 2025 et aux années suivantes sont publiées sur la base des nouveaux codes communaux et selon la répartition correspondante en arrondissements et provinces. Afin de pouvoir comparer ces données avec celles de l’année précédente, nous appliquons également aux données de 2024 ces nouveaux codes communaux et cette répartition par arrondissement. Nous créons ainsi une situation fictive dans laquelle les nouvelles fusions communales étaient déjà effectives en 2024.
Par ailleurs, la Banque-carrefour de la Sécurité sociale (BCSS) a rencontré, jusqu’à fin 2024, des difficultés dans la mise à jour des données relatives au lieu de résidence, ce qui a également eu des répercussions sur nos statistiques. Les inexactitudes ont entre-temps été corrigées pour les données de 2024. Le graphique ci-dessous, relatif au troisième trimestre 2024, est donc basé sur les données corrigées concernant le lieu de résidence, ce qui peut entraîner des écarts par rapport aux répartitions selon le lieu de résidence publiées antérieurement pour ce trimestre. Dans les données brutes, vous trouverez à la fois les données corrigées et celles que nous avions publiées par le passé sur la base des données erronées de la BCSS. Pour plus de détails, nous vous renvoyons à la rubrique « Points d’attention importants pour les séries chronologiques à partir de 2025 » sur la page d’accueil de la Direction statistique.

 

Le graphique ci-dessous montre la répartition géographique du nombre de travailleurs flexi et du volume de travail en ETP, en fonction du lieu de résidence du travailleur flexi.

On remarque immédiatement que le système est plus populaire en Flandre qu'en Wallonie et qu'à Bruxelles, tant au troisième trimestre 2025 que durant la même période en 2024. Toutefois, tant en Région wallonne qu'en Région de Bruxelles-Capitale, la part des travailleurs flexi a augmenté au troisième trimestre 2025 par rapport au troisième trimestre de l'année précédente. Des différences importantes sont également observées au sein même des Régions flamande et wallonne, comme le montre le graphique ci-dessous.

Au troisième trimestre 2025, l'arrondissement d'Anvers est le leader absolu en matière de flexi-jobs avec un total de 19.899 travailleurs flexi, représentant 3.407 ETP. L'arrondissement de Gand se place en deuxième position avec 11.988 travailleurs flexi (1.941,7 ETP). Viennent ensuite les arrondissements de Turnhout et Hasselt avec respectivement 11.213 et 10.738 travailleurs flexi, puis les arrondissements de Louvain (9.316 travailleurs flexi), Bruges (9.247 travailleurs flexi), Hal-Vilvorde (8.810 travailleurs flexi), Malines (8.165 travailleurs flexi), Courtrai (7.531 travailleurs flexi) et Alost (6.723 travailleurs flexi). Le nombre de travailleurs flexi dans les autres arrondissements est inférieur à 6.000. Il en va de même pour les aux arrondissements wallons, Liège étant en tête avec 4.471  travailleurs flexi (786,9 ETP).

Les flexi‑jobbers et leur condition d’admission

L’exercice d’un flexi‑job est réservé aux travailleurs qui occupent au moins un emploi à 4/5 temps ou qui sont pensionnés. Cette condition d’admission est vérifiée par Sigedis. Sur la base de leurs données, nous pouvons dresser un portrait plus précis des personnes qui exercent un flexi‑job.

Quelle est la proportion de pensionnés ? Quel est le niveau d’emploi de base des flexi‑jobbers sur lequel se fonde leur admissibilité ? Et dans quel secteur d’activité se situe l’emploi principal du flexi‑jobber ? C’est ce que nous examinons ci‑après.

 

Part des pensionnés et des travailleurs parmi les flexi‑jobbers au troisième trimestre 2025

Plus d’un quart des flexi‑jobbers dans nos données sont pensionnés, tandis que la grande majorité des travailleurs en flexi‑job exercent ce flexi‑job en complément de leur autre emploi.

Les flexi‑jobbers et leur taux d’occupation dans leur emploi de base

Qu’en est‑il de l’occupation de base des flexi‑jobbers ? Choisissent‑ils un flexi‑job pour compléter du temps de travail encore disponible, ou bien leur flexi‑job constitue‑t‑il une activité purement additionnelle à leur emploi de base? C’est ce que nous essayons de déterminer à partir des données que nous avons pu obtenir de notre partenaire Sigedis.

Pour rappel, afin d’être éligible à un flexi‑job, le travailleur doit avoir presté, auprès d’un ou plusieurs employeurs autres que celui auprès duquel le flexi‑job est exercé, un volume de travail correspondant à au moins 80% du temps de travail théorique d’un emploi à temps plein.
C’est pourquoi nous opérons ci‑dessous une distinction entre les flexi‑travailleurs dont le taux d’occupation dans leur emploi de base se situe entre 80% et 95%, et ceux pour qui ce taux est supérieur à 95%.

Selon les chiffres de Sigedis, 83% des travailleurs en flexi‑job ont un taux d’emploi de base supérieur à 95%. Il semble donc que la plupart des travailleurs exercent un flexi‑job en plus d’un emploi à temps plein, et ce dans toutes les catégories d’âge. Les variations entre les différentes tranches d’âge sont d’ailleurs relativement limitées. Ainsi, 20% des travailleurs âgés de 50 à 64 ans ont un taux d’emploi de base compris entre 80% et 95%. Ils représentent donc le plus grand groupe dans cette catégorie. À l’inverse, seuls 15% des travailleurs âgés de 25 à 39 ans s’y retrouvent, ce qui en fait le plus petit groupe. Les autres tranches d’âge se situent entre ces pourcentages.

La proportion entre emploi à temps plein et emploi à temps partiel chez les travailleurs ayant un flexi‑job se retrouve d’ailleurs également dans l’ensemble de la population active. Pour plus de chiffres concernant cette population, nous vous renvoyons à l’analyse détaillée du marché du travail disponible sur notre site web.

Ci‑dessous, nous examinons la répartition des chiffres selon le sexe.

Il ressort immédiatement que le groupe limité de flexi‑jobbers ayant un taux d’emploi de base compris entre 80% et 95% est composé à 71% de travailleuses. La répartition par âge montre en outre que cela vaut pour toutes les catégories d’âge analysées. Le grand groupe de travailleurs en flexi‑job dont le taux d’emploi de base est supérieur à 95% se compose en revanche d’à peu près autant d’hommes que de femmes (49% et 51%). Cela est d’ailleurs également le cas dans pratiquement toutes les classes d’âge.

Les flexi-jobbers et leur job principal

Comme expliqué dans l’introduction, nous utilisons à partir de 2025 la NACE 25 pour délimiter les branches d’activité, et non plus la NACE 08.

Dans quel secteur d'activité se situe le job principal du travailleur flexi? Avant de répondre à cette question, il est important de bien définir le concept de job principal avec lequel nous travaillons depuis 2024 dans le contexte des flexi-jobs. Il s'agit de l'activité principale du travailleur flexi au cours du trimestre examiné (dans notre cas, le troisième trimestre 2025). Pour plus d'informations sur le concept d'activité principale, nous vous renvoyons à la méthodologie.

Nous répondons à la question en nous basant sur le graphique ci-dessous qui montre le pourcentage de travailleurs - par rapport au nombre total de travailleurs dans le secteur d'activité de leur emploi principal - qui choisissent un flexi-job en plus de cet emploi principal.

La proportion des travailleurs qui occupent un flexi-job en plus de leur emploi principal est plutôt limitée dans tous les secteurs d'activité. La proportion la plus élevée se trouve dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration où, au troisième trimestre 2025, 4,5% des travailleurs qui y exercent leur emploi principal choisissent un flexi-job chez un ou plusieurs autres employeurs. Pour être clair, ils n'exercent pas nécessairement ce flexi-job dans la même branche d'activité que leur emploi principal.

Évolution de la population des travailleurs flexi par secteur flexi

Par sexe

Le graphique ci-dessous présente la répartition des travailleurs flexi par sexe et par secteur flexi. 

On remarque immédiatement que les femmes dominent presque tous les secteurs flexi, tant au troisième trimestre 2025 qu'au cours de la même période l'année précédente. Cependant, les nouveaux secteurs flexi ajoutés au premier et deuxième trimestre 2024 semblent inverser cette tendance. Ils sont (pour l'instant) dominés par les travailleurs flexi masculins. Cela s'explique en partie par le fait que certains de ces nouveaux secteurs attirent davantage d'hommes, notamment les secteurs du transport et de la logistique, des pompes funèbres et des auto-écoles. Dans l'enseignement aussi, nous remarquons que plus d'hommes que de femmes y occupent un flexi-job. Néanmoins, hommes et femmes confondus, cela ne concerne, au troisième trimestre 2025, que 99 travailleurs flexi. Dans le secteur de la garde d'enfants, en revanche, les femmes sont à nouveau plus nombreuses que les hommes parmi les travailleurs flexi. Ce n’est pas le cas dans le tout dernier secteur flexi, à savoir la pêche maritime, qui n’attire presque que des travailleurs flexi masculins au cours du trimestre décrit. Cela ne concerne toutefois pour l’instant que 28 travailleurs flexi.

Par tranche d'âge

Nous examinons ensuite la répartition par tranche d'âge dans chaque secteur flexi.

Ce qui ressort principalement ici, c’est l’attrait marqué du secteur de l’horeca auprès des travailleurs en flexi‑jobs âgés de 25 à 39 ans et de 40 à 49 ans. Chez les plus de 50 ans, cet attrait diminue au profit des flexi‑jobs dans le commerce. En revanche, dans les tranches d'âge des 50 à 64 ans et des 65 ans et plus, on constate qu'ils sont plus nombreux que les flexi-travailleurs des autres tranches d'âge à travailler dans les secteurs flexi les plus récents tels que le secteur funéraire, le secteur des transports et de la logistique, ainsi que celui des garages. 

Le secteur de l’intérim, quant à lui, est populaire dans toutes les classes d’âge. Comme mentionné ci‑dessus, au troisième trimestre 2025, 37,9% du volume de travail presté dans les flexi‑jobs via les entreprises de travail intérimaire l’a été auprès d’utilisateurs du commerce de gros et de détail, et 38,8% dans l’horeca. Au troisième trimestre 2024, nous observions des proportions similaires.

Explication de la méthodologie utilisée

Ici, nous expliquons la méthodologie spécifique utilisée pour les statistiques concernant l'emploi flexi. Nous abordons successivement la méthode de comptage spécifique, les variables, les caractéristiques propres à l'employeur ainsi que les caractéristiques propres au travailleur. 

La méthode de comptage spécifique

Certaines formes particulières d'emploi, comme les flexijobs, le travail occasionnel et les extras dans l'horeca, sont identifiables dans la déclaration trimestrielle sur base des réglementations spécifiques qui leur sont appliquées. Cela nous permet, pour ces cas spécifiques, de ne pas effectuer le comptage classique à la fin du trimestre, mais plutôt un comptage tout au long du trimestre. De plus, pour ces cas, nous dissocions également le lien entre le travailleur et l'employeur. Ainsi, nous pouvons compter combien de personnes exercent ces types d'emplois, indépendamment de leur "emploi principal" (sinon, ces emplois supplémentaires auprès du même employeur disparaîtraient), et combien d'emplois une personne exerce tout au long du trimestre (ou même tout au long de l'année, par exemple).

Les variables

Le nombre de flexijobs: Cette variable représente le nombre de postes flexi et ne prend pas en compte la personne qui exerce le flexijob. Concrètement, cela signifie que deux flexijobs exercés par une même personne sont comptabilisés comme deux emplois dans les statistiques. En effet, nous nous concentrons sur le nombre de postes flexi, quel que soit le nombre de personnes qui les occupent. Il est également important de noter qu'ici nous n'utilisons pas la méthode de comptage classique à la fin du trimestre. Pour ces statistiques, nous comptons le nombre de postes flexi tout au long du trimestre et dissocions également le lien entre l'employeur et le travailleur.

Le nombre de flexi-travailleurs: Cette variable compte le nombre de personnes avec un flexijob tout au long du trimestre et diffère donc de la méthode de comptage classique qui se concentre sur la fin du trimestre. Ici, l'accent est mis sur la personne derrière le flexijob. Si plusieurs flexijobs sont exercés par une même personne, cette personne n'apparaîtra qu'une seule fois dans ces statistiques (ce qui n'est pas le cas pour la variable "nombre de flexijobs" mentionnée ci-dessus). Lorsqu'on compte le nombre de flexi-travailleurs selon des critères d’employeur (comme les secteurs flexi), le flexi-travailleur est attribué aux critères de son "flexijob principal" (le job ayant la plus grande rémunération pour la période).

Caractéristiques propres à l'employeur

Le champ d'application des flexi-jobs et le lien avec les secteurs flexi
Pour délimiter le champ d'application des flexijobs - quels employeurs pour quelles fonctions - le législateur utilise différents critères qui ont été ajustés à plusieurs reprises au fil du temps. Des informations supplémentaires concernant la réglementation sont disponibles sur le site du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale ou dans les instructions administratives de l'ONSS consultables en ligne.

Pour nos statistiques sur les flexijobs, nous tentons de faire une approximation du champ d'application spécifique auquel appartient le flexijob. Pour cette classification ad hoc dans les secteurs flexi, nous nous basons autant que possible sur les critères énumérés dans les instructions administratives de l'ONSS, notamment la commission paritaire, la catégorie d'employeur, le code NACEBEL de l'employeur ou de la fonction. Cette classification en secteurs flexi diffère donc de la classification habituelle par activité basée sur l'activité principale de l'employeur (NACE). L'attribution à un secteur flexi n'est pas toujours évidente, et tous les critères n'ont pas pu être retenus dans la délimitation, de sorte qu'un nombre limité de cas n'ont pas pu être déterminés ou ont été déterminés de manière incorrecte.

Pour les flexijobs qui sont employés via une entreprise de travail intérimaire, cette classification ad hoc ne peut pas être utilisée. Ils forment un secteur flexi à part.

Téléchargez ici le fichier de codes où les activités sont classées par secteur flexi selon les codes NACE08.

Téléchargez ici le fichier de codes où les activités sont classées par secteur flexi selon les codes NACE25.

Caractéristiques propres au travailleur

Lieu de résidence
Pour le lieu de résidence du flexi-travailleur, nous faisons une répartition par arrondissement administratif. La Belgique compte 43 arrondissements administratifs. Pour cela, nous utilisons le code NIS de Statbel. Il s'agit du lieu de résidence principal du flexi-travailleur à la fin du trimestre.

Cette répartition géographique est une bonne approximation de la répartition selon le lieu de travail. Nous partons du principe que le flexi-travailleur moyen cherche un flexijob près de chez lui pour réduire la distance de trajet.

Nous avons choisi de travailler avec la caractéristique du travailleur "lieu de résidence" et non avec la caractéristique de l'employeur "lieu de travail". Nos données permettent pourtant aussi ce type d'interrogation, mais les flexi-jobs qui sont régis par le secteur intérimaire faussent ce type de comptage. Le lieu de travail est alors plutôt virtuel (il s'agit essentiellement du siège social de l'agence d'intérim).

Pour plus d'informations sur cette caractéristique du travailleur, nous vous renvoyons à l'explication de la méthodologie globale de nos statistiques.

Âge
Les différents flexi-travailleurs sont classés dans l'une des 5 tranches d'âge suivantes : moins de 25 ans; de 25 à 39 ans ; de 40 à 49 ans ; de 50 à 64 ans et 65+. Il s'agit de l'âge du flexi-travailleur à la fin du trimestre.

Sexe
En ce qui concerne le sexe des flexi-travailleurs, nous utilisons la répartition classique femme-homme comme il est d'usage dans nos statistiques.

Les données concernant l'emploi principal du flexi-travailleur
Pour pouvoir exercer un flexijob, l'intéressé doit avoir effectué un volume de travail correspondant à au moins 80 % de ce qui est théoriquement possible dans un emploi à temps plein chez un ou plusieurs employeurs, autres que celui où le flexijob est exercé. Cependant, il n'est pas nécessaire d'avoir un emploi à 4/5e pour être éligible à un flexijob, car la somme de tous les emplois doit représenter au moins 80 % d'un emploi à temps plein. Il s'agit en outre de l'emploi au cours du troisième trimestre précédant le trimestre au cours duquel le flexijob est exercé (t-3), car les services de contrôle doivent disposer de données stables pour vérifier le respect de cette condition.

Pour les statistiques sur l'emploi principal du flexi-travailleur, nous n'utilisons pas les données du trimestre t-3. Dans nos statistiques, l'emploi principal d'une personne est l'emploi de cette personne au cours du trimestre le plus récent pour lequel nous disposons de données. 

Il s'agit de l'activité principale du flexi-travailleur et, par conséquent, la même personne n'apparaît que dans un seul des branches d'activité, à savoir la branche d'activité où elle exerce son activité principale.