La plupart des employeurs considèrent encore les flexi-jobs comme un « extra »

En 2025, 261.868 personnes ont travaillé en tant que flexi-jobbers. Cela représente une hausse de 14 % par rapport à l’année précédente. C’est ce qui ressort des statistiques annuelles de 2025. Le nombre d’entreprises proposant des flexi-jobs a également augmenté. Autre fait marquant : la plupart des employeurs qui recourent aux flexi-jobs emploient également d’autres travailleurs, en plus des flexi-jobbers.

Un succès durable sur le marché du travail

En 2025, 261.868 personnes ont exercé un flexi-job en complément de leur emploi principal, soit une augmentation de 14 % par rapport à 2024. Les autres indicateurs clés liés aux flexi-jobs sont également en hausse. Ainsi, le nombre d’emplois flexi‑jobs a progressé de 14 %, le volume de travail en ETP de 20 % et  la masse salariale versée de 24 %.

« Ces chiffres ne nous surprennent pas », explique Jasper Hubeau, directeur général des services financiers et statistiques de l’ONSS. « Nous constatons une augmentation de l’utilisation des flexi‑jobs trimestre après trimestre. En très peu de temps, les flexi‑jobs sont devenus un énorme succès sur le marché du travail. Au fil du temps, le nombre de secteurs dans lesquels il est possible d’exercer un flexi‑job s’est également progressivement élargi. »

Ces chiffres ne tiennent pas encore compte de la généralisation des flexi‑jobs à l’ensemble des secteurs.

Également populaire auprès des employeurs

Le système gagne aussi en popularité auprès des employeurs. En 2025, 52.933 entreprises ont eu recours à des flexi‑jobbers, soit une augmentation de 12 % par rapport à 2024. Si la plupart d’entre elles assurent elles‑mêmes le recrutement, de nombreux flexi‑jobbers sont également engagés via le secteur de l’intérim.

Fait marquant : parmi les employeurs qui ont recruté eux‑mêmes des flexi‑jobbers (37.160 au total), 88,3 % employaient également des travailleurs sous contrat classique. 62,4 % des employeurs combinaient des flexi‑jobs avec des emplois classiques et des étudiants jobistes, tandis que 27 % combinaient uniquement avec un emploi classique. Seuls 7,3 % des employeurs faisaient exclusivement appel à des flexi‑jobbers et à peine 4,5 % combinaient uniquement flexi‑jobs et étudiants.

« Les flexi‑jobs ont été introduits à l’époque pour permettre de renforcer rapidement les effectifs lors des périodes de forte activité grâce à une main‑d’œuvre flexible. Et c’est apparemment ainsi que le système est principalement utilisé », explique Jasper Hubeau. « Pour la grande majorité des employeurs, les flexi‑jobbers restent un “extra” en complément des emplois traditionnels. »

Portrait du flexi‑jobber moyen

Les statistiques annuelles sont toujours une bonne occasion de dresser un portrait type du flexi‑jobber. En résumé, celui‑ci se présente comme suit :

Le flexi‑jobber moyen est relativement jeune. Le groupe le plus important se situe entre 25 et 39 ans, mais les 50 ans et surtout les 65 ans et plus sont en progression.

De nombreux flexi‑jobbers prestent un nombre limité d’heures : une grande partie travaille moins de 100 heures par an, même s’il existe des exceptions avec des volumes beaucoup plus élevés.

Le revenu reste globalement modeste. La majorité se situe largement en dessous de 12.000 euros par an, avec une médiane autour de 1.900 euros – il s’agit clairement d’un revenu complémentaire.

Un peu plus de femmes exercent un flexi‑job (±52 %), mais les hommes représentent une plus grande part du volume total de travail.

Dans l’infographie suivante, nous reprenons les principales caractéristiques.

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